25/10 La laque, la corne et les papillons
J’entends les klaxons des scooters hurler dans la rue, Il doit être l’heure. J’ouvre les yeux, je me retrouve face à face avec une guirlande de vêtements. Je me souviens, on a dû les étendre pour les faire sécher hier soir.
Les yeux encore engourdis, je regarde le réveil: il s’est éteint pendant la nuit. Dépité, je réveille les autres. Il s’avère qu’il est 8h30, on a peut être encore le temps de retrouver notre traductrice Hanh à 9h.
Branle-bas de combat, On s’active fermement dans la petite chambre de 15m². On descend les escaliers quatre par quatre. Ensuite, on commande un petit déjeuner éclair, noodles, œufs sur le plat ou confiture, le tout accompagné de pain.
Nous voilà partis.
Direction le loueur de scooters, on reprend nos deux-roues habituels, on rejoint notre traductrice préférée et on met les gaz.
Première destination, Hạ Thái, petit Hameau situé à une vingtaine de kilomètres au sud ouest de Hà Nội. Après avoir demandé notre chemin à quelques passants, nous nous retrouvons devant un des ateliers de M. Đỗ Văn Thuấn destiné à produire en masse des objets en laque synthétique .
Il existe plusieurs qualités de laque, à la portée de toutes les bourses. La laque dite « sơn Điều » étant la laque la plus abordable, elle est suivie par la « sơn Điều Công nghiệp » qui se trouve être deux fois plus chère. Puis on peut trouver la dénommée « sơn nhật » qui est d’origine japonaise et qui est très proche de la laque naturelle mais qui est produite industriellement. Elle se vend dix fois plus chère que la première. La laque naturelle, quant à elle se négocie au dessus des 300 000 VNĐồng le kilo (soit environ 11 euros).
On enfourche de nouveau les scooters et nous nous retrouvons à Thụy Ứng, un village à moins de 5km du précèdent. En demandant notre chemin, nous nous arrêtons devant une famille qui fabrique artisanalement des baguettes en bois, incrustées de nacre.
Quelques mètres plus loin, nous arrivons finalement à destination. Nous empruntons tout d’abord une ruelle couverte qui nous amène à l’intérieur un hangar gigantesque constitué de tôle et de ferraille. Une impression d’abandon se dégage de ce lieu dans lequel se trouve une multitude d’objets vomissant des toiles d’araignées et s’en dégageant une faible odeur âcre. On se surprend à débusquer un crapaud se délectant des quelques mouches perdues dans ce dédale de cornes de buffle et de toiles colorées par le temps.
Ah oui, j’oubliai; il est midi et le travail c’est fini. Les ouvriers reprennent le travail à deux heures.
En attendant, on file manger un phở bò (soupe de boeuf) et un Cơm bò (Boeuf accompagné de riz) puis nous partons visiter une pagode Bouddhiste qui s’avère malheureusement être en réfection. Après avoir visité la bâtisse, nous continuons le parcours dans le jardin dans lequel nous découvrons une faune forte de sa diversitée. Du papillon à la mante religieuse en passant par l’araignée. La flore n’est pas en reste puisque le frangipanier nous dévoile ses fleurs et son envoûtante fragrance tandis que le piment nous dévoile sa robe rouge pétante face a ses feuilles insolemment vertes.
14h. nous sommes sur le point de partir quand les ouvriers travaillant les poutres en bois reviennent de la pause déjeuner. Chacun reprend sa pièce de bois et s’affaire telle une fourmi et ses mandibules, découpant avec les ciseaux à bois le tendre médium.
Après cette balade, nous retournons dans le village de la corne pour enfin voir et apprendre des artisans travaillant machinalement et répétant les mêmes gestes pour fabriquer les centaines de bracelets, peignes ou bijoux qu’ils confectionnent chaque jour.



Bonjour, etes-vous arrives a Ninh Binh et decouvriez les campagnes inconnues, ce serait tres interressant je crois.
Bonne chance et bon voyage